Les immunothérapies anti-PD1 par nivolumab et pembrolizumab sont utilisées contre les cancers ORL depuis quelques années déjà. Mais jusqu’à présent, ces options thérapeutiques restaient réservées aux patients exprimant suffisamment la protéine PD-L1 au-delà de la première ligne de traitement. Deux essais de phase 3 parus en 2025 ouvrent la voie à une utilisation de l’immunothérapie plus précoce et chez davantage de malades.
Le premier, baptisé Nivopost-OP, est un essai français qui a randomisé en post-opératoire des patients atteints d’un cancer de la cavité orale, de l’oropharynx, de l’hypopharynx ou du larynx à haut risque de rechute pour recevoir soit une chimiothérapie seule, soit une chimiothérapie accompagnée de nivolumab. Les auteurs rapportent une amélioration significative de la survie sans récidive avec l’immunothérapie.
De son côté, l’essai Keynote-689 a confirmé l’intérêt d’une immunothérapie cette fois néoadjuvante par pembrolizumab en cas de cancer de la tête et du cou localement avancé. Le médicament était associé à une augmentation significative de la survie sans rechute, et à une réduction du nombre de métastases en cas de rechute, et ce pour différents niveaux d’expression de la protéine PD-L1.
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