THEATRE - « Dommage qu’elle soit une putain », de John Ford

L’art de Donnellan

Publié le 07/12/2011

METTEUR en scène révéré qui travaille aussi bien avec des comédiens russes (« Boris Godounov »), français (« Andromaque ») ou anglais (« Cymbeline »), Declan Donnellan est un artiste audacieux. Son travail est indissociable de celui du scénographe Nick Ormerod. Pour le chef-d’œuvre du théâtre élisabéthain qu’est la pièce de John Ford, qui date de 1623, l’espace est d’un rouge qui préfigure les flots de sang de la très cruelle tragédie. C’est la chambre d’Annabella (Lydia Wilson, miracle de grâce). Le lit trône au milieu de la pièce.

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