THEATRE - « Madame de... Vilmorin »

Une femme irrésistible

Publié le 05/10/2011

RIEN, presque rien. Un piano, un tapis, une grande tenture et de petits fauteuils de même tissu, une plante verte. On pourrait être à Verrières-le-Buisson, dans l’Essonne, où naquit et où mourut Louise de Vilmorin (1902-1969), dans la maison de la grande famille des pépiniéristes. Dans son costume à l’Indochinoise, tunique de soie marron glacé sur pantalon, chignon délicat, Coralie Seyrig ne cherche pas à ressembler à la femme volubile, intelligente et fantasque qu’elle incarne. C’est au plus profond qu’elle la comprend. Mais on l’écoute, fasciné, près d’une heure trente durant.

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