« C’est un rêve qui se réalise. Il y a un an, je n’aurais jamais imaginé être à la fois médecin et sélectionnée pour les Jeux olympiques », confie la Dr Sophie Leclerc. La jeune femme pratique le hockey sur glace depuis l’âge de 4 ans. Entrée en équipe de France senior dès le lycée, elle choisit pourtant de mettre sa carrière sportive entre parenthèses le temps de l’externat. Mais cette pause ne l’empêche pas de continuer à pratiquer cette activité en club loisir. En novembre 2022, son entraîneur la recontacte. « J’ai eu l’opportunité de revenir en équipe de France pendant ma deuxième année d’internat », raconte-t-elle. Aujourd’hui, elle compte 120 sélections nationales et fait partie de l’équipe qui se hisse à la 4e place des championnats du monde de Division 1A en 2025.
Un quotidien entre consultations de médecine générale et entraînements intensifs
Exerçant aujourd’hui à Lyon, la Dr Sophie Leclerc partage son quotidien entre ses consultations médicales et ses entraînements intensifs au sein de l’équipe grenobloise. Remplaçante dans des cabinets libéraux trois jours et demi par semaine, elle travaille de 9 heures à 17 h 30 avant d’enchaîner, dès 19 heures, avec les séances sportives . Musculation, entraînement sur glace : ce rythme soutenu représente près de dix heures d’entraînement hebdomadaire. « J’ai environ trois heures d’entraînement sur glace par semaine, explique-t-elle. Le plus souvent, la musculation occupe le début de soirée, suivie de l’entraînement sur glace jusqu’à 22 ou 23 heures selon les jours. Mais certaines semaines, j’ai muscu à 8 heures, cela m’oblige à commencer au cabinet à 10 heures. »
La médecine et le sport de haut niveau constituent deux univers exigeants qui s’alimentent mutuellement. « Les deux m’ont appris à gérer la pression. Dans chaque domaine, elle diffère, mais n’en est pas moins bien réelle. Le hockey m’a aussi appris l’organisation et l’efficacité, des compétences également essentielles en médecine », témoigne la généraliste.
Départ pour les JO
À l’approche des Jeux Olympiques, la préparation s’est intensifiée, mais sans excès. L’objectif ? Arriver en pleine forme. « Il ne fallait pas s’épuiser avant les JO. J’ai gardé le même rythme que d’habitude, pris quelques jours de repos avant le départ, et même un jour off pour souffler et tout préparer. »
Pour sa première participation olympique, Sophie Leclerc aborde la compétition avec confiance et lucidité. « Il y a forcément un peu de stress, mais surtout beaucoup d’excitation. Tout est plus grand, plus bruyant, avec une médiatisation très forte. C’est ce que j’appréhende le plus, car ce n’est pas quelque chose que je connais déjà. »
À l’avenir, Sophie Leclerc envisage d’ouvrir son propre cabinet… « lorsque l’emploi du temps sera plus stable et les contraintes moins nombreuses ». En attendant, à Milan-Cortina, elle compte bien défendre au mieux les couleurs françaises. Malgré deux défaites aux premiers jours des JO, sur la glace comme ailleurs, elle avance à pleine vitesse.
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