Pour la première fois en 2018, le Congrès de Médecine Générale consacrait une plénière à la spécificité du soin pour les personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes). À cette occasion le Dr Thibaut Jedrzejewski, généraliste à Paris, y présentait les résultats de sa thèse EGaLe-MG, sur les difficultés rencontrées par les personnes gays et lesbiennes chez leurs généralistes.
Un répondant sur huit a déjà arrêté de voir un généraliste du fait d'une discorde ou d'une gêne liée à la sexualité, et la même proportion a déjà interprété un refus de soin comme étant lié à son orientation sexuelle. Les sondés jugent également que leurs spécificités ne sont pas forcément assez prises en compte. Par exemple, seul(e)s 7,3 % des femmes et 23,6 % des hommes déclarent avoir reçu de la part de leur médecin traitant des informations jugées adaptées, utiles ou intéressantes sur la prévention des IST ou la sexualité.
Mais le problème de départ est aussi celui de la mention de l'orientation sexuelle : une majorité de patients ne l'indiquent pas à leur médecin traitant. Le Dr Jedrzejewski explique en vidéo pour Le Généraliste pourquoi il est primordial pour le médecin traitant de s’intéresser à l’orientation sexuelle de ses patients.
[VIDEO] CMGF 2018- Dr Thibaut Jedrzejewski
L’Académie de médecine s’alarme du désengagement des États-Unis en santé
Un patient opéré avant le week-end a un moins bon pronostic
Maladie rénale chronique : des pistes concrètes pour améliorer le dépistage
Covid : les risques de complications sont présents jusqu’à trente mois après hospitalisation