La e-santé contribuerait objectivement à améliorer la survie de malades atteints de cancers. Une récente étude américaine présentée à l’ASCO sur 766 patients tendrait à dégager des résultats intéressants quant à l’amélioration de la durée de vie et surtout de la qualité de vie des patients. L’étude présentée par Ethan Bash (Université de Caroline du Nord) évoque 5 mois de survie supplémentaire, ce qui ne serait pas négligeable. S’appuyant sur une plateforme « Symptom Tracking and Reporting », les données de vie des patients sont transmises en continu aux médecins et infirmiers en charge du malade. D’autres études avaient déjà montré que la e-santé pouvait permettre de mieux prendre en charge la douleur de malades, mais aussi d’éviter des visites aux urgences et de mieux gérer les effets secondaires très fréquents. Le travail présenté en plénière du congrès de cancérologie évoque la nécessité d’un suivi très attentif des données produites et transmises par les équipes de soins. L’étude de l’oncologue américain porte sur les cancers du sein, gynécologiques, génito-urinaires et du poumon. L’étude montre aussi que grâce à la e-santé, les consultations sont mieux préparées et les professionnels de santé mieux informés sur l’état de santé du patient. Il reste que ce système doit être accessible aux patients, notamment par sa mobilité technologique. Et que les équipes médicales, soignantes et pharmaceutiques soient convaincues de son intérêt. Isabelle Madeleine (AP-HP) souligne, pour sa part, l’intérêt de ces approches d’analyse du digital. L’ASCO montre « l’ouverture actuelle du monde de la cancérologie aux besoins des patients et à une prise en charge globale par des techniques nouvelles pas seulement médicamenteuses ».
Brève
La e-santé à la recherche de preuves
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Publié le 22/06/2017
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visuel Asco
Crédit photo : VOISIN/PHANIE
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Source : lequotidiendumedecin.fr
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