Les conditions de travail en stage des étudiants en santé sont une source majeure de risques psychosociaux, alerte l'Igas dans un rapport qui vient d'être rendu*. Alors que le Conseil d'Etat a réaffirmé très récemment le rôle des encadrants pour s'assurer du respect des obligations réglementaires (semaine de 48 heures, repos de garde et d'astreinte, temps de formation, etc), les sages préconisent des procédures claires et connues de tous, par exemple l'existence de référents CNAES locaux, au moins un par université et un par Chu. Outre la nécessaire intégration dans les objectifs managériaux des encadrants (qui « doivent être correctement formés, évalués et coordonnés ») de la notion de bien-être des étudiants, l'Igas souhaiterait la création d'une commission mixte université-hôpital et le renforcement du rôle des services de santé universitaires et des services de santé au travail. Cela permettrait de désigner un médecin proche du lieu d'études ou de stage. Enfin les rapporteurs prévoient d'instaurer de façon systématique une évaluation institutionnelle des services de stage et des instituts de formation par les enseignants et les étudiants sur quelques critères de qualité de vie. Ces informations seraient ensuite transmises de manière anonyme et agrégée aux agences régionales de santé par les représentants des étudiants et par les doyens des facultés.
* dont les rapporteurs sont Muriel Dahan (Igas) et Fabrice Wiitkar (IGESR).
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