REçU AU MINISTÈRE de la Santé, le président de la Mutualité française (FNMF), Jean-Pierre Davant, a fait un tour d’horizon des sujets « chauds » de la rentrée médico-sociale avec Roselyne Bachelot, dans une période sensible où il est important de dissiper les malentendus et de déminer le terrain.
La préparation à la pandémie grippale ? Jean-Pierre Davant a souhaité que dorénavant, ce dossier soit abordé « collectivement » entre le ministère et l’ensemble des complémentaires santé réunies au sein de l’UNOCAM (Union nationale des organismes complémentaires d’assurance-maladie complémentaire).
« Il est sain pour tout le monde de réfléchir sans polémiquer à la place des complémentaires dans une opération exceptionnelle », explique-t-il au « Quotidien », précisant qu’il y a de la part du ministère de la Santé une « demande de financement ». Une première réunion commune a été programmée le 30 septembre pour examiner selon quelles modalités (prévention, communication, logistique, financement…) les complémentaires - et en particulier le réseau mutualiste - pourraient participer à la lutte contre la pandémie.
S’agissant du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010, Jean-Pierre Davant a eu l’assurance que les arbitrages n’étaient pas rendus. Si la hausse du forfait hospitalier est acquise, le montant n’est pas arrêté. La FNMF a néanmoins souligné que le forfait hospitalier ne constituait en rien un élément structurant du système de santé mais un « prélèvement injuste qui pèse sur les personnes fragiles ». Les mutuelles compenseront-elles l’augmentation ? « Si on ne rembourse pas, ça accentue les difficultés de millions de familles », déclare Jean-Pierre Davant en forme de réponse.
Quelle sera la stratégie mutualiste en cas de déremboursement de certains médicaments de 35 % à 15 %. La Mutualité devrait suivre, comme elle l’a fait jusque-là, les avis de la Haute Autorité de Santé et ne pas préconiser le remboursement. « Nous n’avons pas varié de position, résume Jean-Pierre Davant. La création d’un taux de 15 % est fortement regrettable. Soit le médicament est utile, et on rembourse, soit il ne l’est pas et il n’a pas à être prescrit ou remboursé ».
Quant à la taxation des complémentaires, que le gouvernement avait imposée l’an passé au secteur à hauteur de 1 milliard d’euros, la FNMF ne se fait guère d’illusions puisque cette mesure avait été votée comme un nouveau prélèvement (donc pérenne). D’une façon générale, Jean-Pierre Davant attend les arbitrages définitifs pour se prononcer sur le projet de loi. « J’ai n’ai pas pour habitude de faire dans l’incantation », résume-t-il.
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