Institué dans la fonction publique à la fin de 2011 par le gouvernement Fillon, le jour de carence, non indemnisé en cas d’arrêt maladie, a produit d’indéniables résultats.
Une étude conduite par l’assureur Sofaxis vient de les mesurer en constatant qu’en 2012, le nombre d’arrêts pour raisons de santé des fonctionnaires territoriaux et des agents hospitaliers avait chuté pour la première fois depuis six ans.
Les absences d’une journée en maladie ordinaire ont reculé de plus de 43 % en un an dans la fonction publique territoriale et de 40 % dans l’hospitalière. Les arrêts de deux et trois jours ont aussi baissé (dans des proportions allant de -12 % à -31,8 %). Sachant que les arrêts entre un et trois jours représentent près du tiers des congés maladie des fonctionnaires territoriaux et près du quart chez les hospitaliers, l’effet n’est pas petit.
L’actuel gouvernement s’apprête pourtant à revenir sur ce jour de carence en partie parce qu’il le juge « injuste, inutile, inefficace et humiliant » mais aussi parce qu’il considère que son impact budgétaire est « très limité ». Comment est-ce possible ?
C’est que, a répondu, maligne, la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, le nombre d’arrêts maladie plus longs a augmenté – ce que vérifie Sofaxis.
In cauda venenum, la ministre remarque aussi que commanditaire de l’étude est un assureur. Or, ajoute-t-elle, « des négociations avaient commencé avec les employeurs publics pour mettre en place un système de prévoyance » en lien avec le jour de carence.
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