La candidature du Pr Dominique Le Guludec à la tête de la Haute autorité de santé (HAS) avait déjà eu le feu vert des parlementaires : sa nomination vient d'être officialisée par un décret publié ce mardi au « Journal Officiel ». À 64 ans, le Pr Dominique Le Guludec succède au Pr Agnès Buzyn, nommée ministre de la Santé, pour la durée du mandat restant à courir – soit jusqu'en avril 2023.
Avant de rejoindre la HAS, ce médecin PU-PH, spécialiste en biophysique et médecine nucléaire à l'hôpital Bichat (AP-HP), a mené de multiples activités cliniques dont des travaux de recherche clinique et fondamentale portant sur les applications de la médecine nucléaire en cardiologie (en particulier développement de nouveaux traceurs d'imagerie moléculaire) et la création de l'unité de recherche INSERM Cardio-Vascular Imaging (unité 1148).
Parallèlement, elle a assumé des responsabilités administratives au sein de l'AP-HP, en tant que présidente de la CME du groupe des hôpitaux universitaires de Paris Nord Val de Seine. Elle a également présidé une commission de qualification de l'Ordre national des médecins et, dernièrement, elle était présidente du conseil d'administration de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Évaluation
Quelle sera sa feuille de route ? Lors de son audition devant les députés et sénateurs, le Pr Le Guludec avait esquissé les grandes lignes de son action. « Médicalisation, simplification et évaluation par les résultats seront mes trois maîtres mots », a-t-elle précisé.
La nomination de cette hospitalo-universitaire intervient dans un contexte tendu avec les médecins libéraux, qui s'estiment écartés du collège de la HAS. Dans le cadre du chantier de la pertinence des soins, la nouvelle présidente compte évaluer la médecine de ville et développer des recommandations « de bonnes pratiques médicales et organisationnelles ».
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