C’est une chaise vide qui remplacera symboliquement, ce vendredi, à Oslo, le lauréat du prix Nobel de la paix, le Chinois Liu Xiaobo, condamné le jour de Noël 2009 à onze ans de prison. Il y a un seul précédent, qui date de l’Allemagne nazie : en 1936, le pacifiste Carl von Ossietzky était enfermé dans un camp de concentration.
À Stockholm, pour la remise des autres prix, on comptera également un absent : Robert Edwards, distingué en médecine pour les bébés-éprouvette, est, à 85 ans, trop malade pour faire le voyage et sera représenté par son épouse. Cela lui évitera les manifestations de ceux qui restent opposés à la création d’embryons.
D’autres lauréats sont heureusement plus fringants. Comme le physicien russo-néerlandais Andre Geim, 52 ans, récompensé avec le jeune Russo-Britannique Konstantin Novoselov (36 ans) pour la découverte d’un nouveau matériau, le plus fin du monde, le graphène.
Andre Geim, raconte l’AFP, a remporté le prix de l’humour à l’applaudimètre lors de la conférence de presse commune des récipiendaires. Aux journalistes qui lui demandaient un conseil à donner aux jeunes épris de science, il a lancé : « Pour les jeunes générations qui aspirent au prix Nobel, je ne peux dire qu’une chose : si vous pensez et essayez délibérément de gagner un prix Nobel, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Vous avez besoin d’un psychiatre. » La psychiatrie aussi a de l’avenir.
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