FACE AUX difficultés de production de plasma traité par solvant-détergent (SD), le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a saisi le 10 novembre le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Objectif : proposer, en cas de pénurie, une solution qui garantisse une couverture optimale des besoins nationaux en plasmas thérapeutiques tout en respectant les principes fondateurs de la transfusion dans l’Hexagone (don gratuit, anonyme, volontaire et principe d’autosuffisance).
Dans un avis publié le 22 novembre, le HCSP recommande de « privilégier le recours au plasma quarantaine pour faire face à une éventuelle pénurie de plasma thérapeutique sécurisé par la méthode SD sans rejeter l’hypothèse d’un traitement à façon, selon la technique SD, de plasmas provenant de donneurs bénévoles prélevés en France ». Malgré la disparition du plasma quarantaine de l’offre de soin depuis 2008, le recours à ce produit reste une « solution éprouvée, dont la sécurité est aujourd’hui très élevée et largement utilisée dans d’autres pays de l’UE, et pouvant être déployée rapidement » (à savoir quelques semaines suivant les 60 jours de quarantaine requis des stocks de plasma), indique le Haut Conseil, qui prend acte de la disparition, programmée par l’AFSSAPS, de l’offre de plasma bleu de méthylène (plasma BM) d’ici au 1er mars 2012.
Le HCSP recommande par ailleurs de « réévaluer la situation dans les mois qui viennent (...), avec une réflexion sur les stratégies de production de plasma et de mise à disposition des prescripteurs de toute la palette des produits afin de leur permettre de faire face à d’éventuelles intolérances ». Réflexion qui pourrait « inclure des partenaires européens partageant les mêmes valeurs éthiques du don du sang ».
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