« La 5e vague a commencé en Europe. » Dans son allocution du 9 novembre, le chef de l’État a cité l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui alertait au début du mois sur la résurgence de l’épidémie sur le Vieux continent et en Asie centrale. 500 000, c’est le nombre de décès qui pourraient être enregistrés d’ici au 1er février 2022 « si nous restons sur cette trajectoire », selon l’OMS. De son côté, Emmanuel Macron a mentionné le Royaume-Uni ou encore l’Allemagne, où « plus de 30 000 nouveaux cas sont enregistrés chaque jour ». Si la France n’est pas encore dans une situation similaire, les chiffres augmentent. Le président de la République a ainsi alerté sur « l’augmentation de plus de 40 % en une semaine de notre taux d’incidence et la remontée des hospitalisations ». Santé publique France recensant, au 9 novembre, plus de 12 000 nouveaux cas en 24 heures.
Des mesures sont à nouveau prises pour tenter d’endiguer ce rebond, cela passera par la vaccination. Le président de la République s’est félicité des plus de 100 millions de doses injectées depuis décembre 2020 et des 51 millions de personnes totalement vaccinées. Pour les 6 millions de personnes n’ayant pas encore reçu une dose, il a lancé l’appel : « Vaccinez-vous ! ». Mais surtout, il mise sur l’injection d’une 3e dose pour les plus fragiles. Alors que la campagne pour le rappel a débuté en septembre, le chef de l’État brandit maintenant le risque de perte du passe sanitaire pour convaincre les plus de 65 ans. Par ailleurs, la population éligible va être élargie aux 50 à 64 ans. Comme pour la campagne pour la primo-vaccination, faut-il s’attendre à une ouverture progressive aux différentes tranches d’âge ?
Pour les enfants de 5 à 11 ans, en revanche, la question ne semble pas à l’ordre du jour. Le chef de l’État ne l’ayant pas évoquée. Comme le reste de la population, les enfants sont concernés par le maintien des gestes barrières et l’appel du Président à ne pas baisser la garde.
Vaccination, passe sanitaire et gestes barrières devraient se voir compléter « d’ici la fin de l’année » par l’arrivée des thérapeutiques « réellement efficaces dans le traitement des formes graves », a-t-il par ailleurs souligné. Cela suffira-t-il ?
Aurélie Dureuil, directrice de la rédaction
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