La santé sera-t-elle au programme de la 26e conférence des parties des Nations unies sur le changement climatique ? La COP26, qui s’ouvre ce 31 octobre à Glasgow, entend notamment poursuivre les travaux sur la réduction des émissions, sur l’adaptation des pays pour protéger les communautés et les habitats naturels, mobiliser des financements… Pas un mot sur la santé dans les objectifs déclinés par les organisateurs.
Pourtant, « la pandémie de Covid-19 a mis en lumière les liens intimes et fragiles entre les êtres humains, les animaux et notre environnement », a rappelé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mi-octobre lors de la publication d’un rapport intitulé The health argument for climate action.
L’organisation y martèle ainsi que « le changement climatique est la plus grande menace pour la santé à laquelle l’humanité est confrontée ». Elle liste les différents impacts pour la santé, allant des décès et maladies dus aux phénomènes météorologiques extrêmes à l’augmentation des zoonoses en passant par ceux sur la santé mentale, les maladies liées à l’alimentation, les maladies respiratoires…
Dix recommandations sont formulées par l’OMS. Elles relèvent notamment l’importance de réduire l’impact de l’environnement sur la santé humaine et d’adapter les systèmes de santé pour faire face au changement climatique.
Une lettre ouverte signée par 300 organisations représentant « au moins 45 millions de médecins et professionnels de santé » a également été diffusée à cette occasion. Ils appellent notamment « les gouvernements à mettre en place des systèmes de santé durables, résilients au changement climatique et à faible empreinte carbone ».
L’alerte est également lancée par le rapport annuel du Lancet Countdown publié jeudi dernier. Face aux impacts du changement climatique, les auteurs plaident pour une réponse mondiale s’appuyant sur les 44 indicateurs relatifs à la santé. Après 18 mois de pandémie, la COP26 aboutira-t-elle à des engagements alliant environnement et santé ? Rendez-vous le 12 novembre.
Aurélie Dureuil, directrice de la rédaction
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