Psoriasis en plaques

Enstilar, une mousse pour une meilleure biodisponibilité des actifs

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Publié le 29/03/2018
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En France 2,5 millions de personnes sont atteintes de psoriasis et environ 60 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. La forme la plus répandue est celle du psoriasis en plaques qui touche 80 % des patients. « Parmi eux, la grande majorité sont atteints de psoriasis léger à modéré qui relève d’un traitement topique », a rappelé le Pr Hervé Bachelez (Hôpital Saint-Louis, Paris).

L’association bétaméthasone/calcipotriol topique fait partie de l’arsenal thérapeutique classique du traitement des psoriasis localisés ou peu sévères. La particularité d’Enstilar réside dans sa formulation sous forme de mousse cutanée qui améliore la biodisponibilité locale de ses deux principes actifs à travers la barrière cutanée. Alors qu’avec les formulations topiques classiques, la majorité des composants restent à la surface de la peau sous forme de cristaux, les solvants présents dans la formulation d’Enstilar assurent une dissolution complète du calcipotriol et de la bétaméthasone. « Une fois pulvérisés à la surface de la peau, les solvants s’évaporent en deux minutes et les principes actifs restent intégralement dissous dans la mousse : c’est le phénomène de sursaturation qui permet une pénétration optimale des actifs », a ajouté le Pr Hervé Bachelez.

Près d’un patient sur deux blanchi ou quasi blanchi dès 4 semaines

L’efficacité d’Enstilar a été démontrée par trois études cliniques sur plus de 1 100 patients. Une première étude de phase II a comparé un groupe de patients traités par Enstilar versus un groupe traité par bétaméthasone/calcipotriol pommade et versus véhicules de la mousse et de la pommade. Dès 4 semaines de traitement 54,6 % des patients traités par Enstilar étaient blanchis ou quasi blanchis vs 43 % pour le groupe recevant la pommade. Une autre étude a comparé Enstilar versus la bétaméthasone seule et le calcipotriol seul en mousse cutanée. À 4 semaines, 45 % des patients traités par Enstilar étaient blanchis ou quasi blanchis contre 30,7 % dans le groupe calcipotriol et 14,9 % dans le groupe bétaméthasone. Enfin, l’étude de phase III PSO-FAST a comparé un groupe traité par Enstilar et un groupe recevant le véhicule. À 4 semaines, 53,3 % des patients du groupe Enstilar présentaient des lésions blanchies ou quasi-blanchies vs 4,8 % des patients recevant le véhicule. La tolérance était conforme à ce qui était attendu avec cette association et la majorité des effets indésirables (folliculites…) ont été de type léger à modéré. En pratique, Enstilar s’applique une fois par jour sur les lésions. La dose maximale journalière est de 15 g. Une application de deux secondes délivre approximativement 0,5 g de mousse ce qui permet de couvrir une surface de peau correspondant à peu près à la main d’un adulte. La surface corporelle traitée ne doit pas dépasser 30 %. « Cette nouvelle galénique associant deux principes actifs permet d’espérer une meilleure adhésion et observance des patients traités, toutes deux influencées par l’efficacité et par l’acceptabilité du traitement proposé », a conclu le Pr Hervé Bachelez. Cette forme est à privilégier en traitement de première ou de deuxième intention après un échec d’un traitement local en monothérapie, en particulier par un dermocorticoïde.

Conférence de presse organisée par Leo Pharma

Christine Fallet

Source : Le Quotidien du médecin: 9652