Psoriasis

Le risankizumab confirme le rôle clé de l’IL-23

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Publié le 27/09/2018
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Des travaux fondamentaux ont montré que l’IL-23 jouait un rôle majeur dans les processus inflammatoires des pathologies dysimmunitaires, par le truchement des cellules Th17 et la production de cytokines pro-inflammatoires (TNF, IL-17, IL-22).

Le risankizumab développé par Abbvie, en collaboration avec Boehringer Ingelheim, est un anticorps monoclonal qui inhibe l’IL-23, en se liant à sa sous-unité p19. Il est développé dans le psoriasis mais aussi dans la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique et le rhumatisme psoriasique.

Efficacité supérieure à celle des produits de référence

Quatre études de phase III, ayant inclus environ 2 100 patients ont comparé l’efficacité du risankizumab à celles du placebo, mais aussi de l’ustekinumab et de l’adalimumab. Les critères principaux étaient une amélioration d’au moins 90 % de l’indice PASI ou PASI90 (Psoriasis Area and Severity index) et une évaluation par le médecin faisant état d’une rémission totale ou presque totale (sPGA O/I). Ainsi, dans les études ultiMMa-1 et 2, après 16 semaines de traitement, on obtient 75 % de PASI 90 sous risankizumab contre 42 à 48 % sous ustekinumab (2 à 5 % sous placebo). En ce qui concerne le sPGA O/I, les pourcentages sont de 84-88 % versus 62-63 %. Dans l’étude IMMvent, on observe 72 % de PASI 90 et 84 % de sPGA O/I sous risankizumab versus 47 % et 60 % sous adalimumab (Humira). À un an, 56 à 60 % des maladies recevant du risankizumab atteignent un PASI 100 contre 21 à 30 %, sous ustekinumab.

Supériorité sur tous les critères de qualité de vie

À côté de l’analyse de ces critères principaux, les trois études ont également pris en compte de nombreux paramètres de qualité de vie : Psoriasis Symptom Scale (PSS), Dermatology Life Quality Index (DLQI), Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS), Work Limitation Questionnaire (WLQ). Dans les études ultIMMa-1 et 2, on enregistre une augmentation significative du pourcentage de patients atteignant le PSS 0 (pas de symptômes) sous risankizumab versus placebo et ustekinumab, après 16 et 52 semaines. Même supériorité sur l’adalimumab. Les bénéfices du risankizumab se manifestent sur tous les items étudiés : qualité de vie liée à la maladie, répercussion psychologique, vie professionnelle et productivité (HADS, WLQ). Des résultats importants, comme le souligne le Pr M. Augustin (Hambourg, Allemagne) car on connaît les répercussions importantes du psoriasis sur la qualité de vie.

(1) Conférence de presse organisée par AbbVie dans le cadre du congrès de l’EADV.

Dr Alain Marié

Source : Le Quotidien du médecin: 9689