Le 5e plan national pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement de la fin de vie a enfin sa feuille de route. Lancé en septembre par le ministre de la Santé, il couvre la période 2021-2024, avec une enveloppe de 171 millions d’euros. Il est piloté par le Dr Olivier Mermet, médecin généraliste, et le Dr Bruno Richard, praticien hospitalier. Si les grands axes avaient déjà été présentés, la feuille de route publiée jeudi dernier détaille les 15 actions qui seront menées, voire qui sont déjà engagées.
Pour les professionnels de santé de ville, plusieurs avancées sont prévues. De la formation à la prise en charge des patients en passant par la sensibilisation des personnes. Des objectifs portent ainsi sur les formations initiale et continue. Du côté de la prise en charge, l’arrivée du Midazolam en ville a été actée en décembre dernier et devrait se concrétiser d’ici quelques semaines. Il est également prévu la publication d’outils d’aide à la décision. Les pilotes du plan insistent en effet sur l’accompagnement. Ainsi, une des ambitions est de renforcer les équipes de soins palliatifs avec la création d’unités dédiées supplémentaires mais aussi d’équipes mobiles. Ces dernières sont au nombre de 428, mais leur activité reste « très centrée sur l’hospitalier ». Il s’agira donc de renforcer ces équipes au niveau territorial mais aussi faciliter « leur recours par les professionnels du domicile ». De même, il est prévu de « structurer, au niveau de chaque région, la coordination des parcours » face au constat « qu’un médecin traitant sera confronté à quatre ou cinq situations de fin de vie par an ».
Parmi les axes prioritaires du plan, l’appropriation des droits par le grand public figure par ailleurs en première place. Et là encore, le plan intègre les médecins généralistes. Des travaux devraient ainsi être menés pour expérimenter des « consultations dédiées à l’écriture des directives anticipées » par le médecin traitant. L’Académie de médecine s’était d’ailleurs prononcée en fin d’année pour la formation des généralistes au sujet des directives anticipées.
Aurélie Dureuil, directrice de la rédaction
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