Pour les douleurs neuropathiques, « les informations sur le choix d’un médicament sont encore plus cruciales dans la mesure où les antalgiques classiques n’ont pratiquement aucune efficacité et où nous devons expliquer les raisons de la prescription d’antidépresseurs ou d’anti-épileptiques. Certaines personnes refuseront ce type de traitement, comme d’autres refuseront les opioïdes forts ; il faut respecter ces choix et ne pas imposer de molécules qu’ils ne prendront de toute façon pas ! », explique le Dr Cantagrel.
Autre problématique dans les douleurs neuropathiques, faire comprendre que les traitements n’ont pas un effet immédiat et qu’ils ne sont pas efficaces à 100 %. « On sait que dans les douleurs neuropathiques ou thalamiques, les antalgiques ne diminuent, au mieux, la douleur que de 30 % ; passer d’un score de 9 à 6 signifie pour la personne qu’elle souffre toujours, même si la douleur est diminuée, et il lui est difficile de se contenter d’un bénéfice sur la douleur moyenne pour des effets secondaires potentiellement gênants. »
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