La deuxième vague arrive… et elle risque bien de m'emporter. Autour de nous, on n'entend que des plaintes : contre le gouvernement qui ne gère pas bien la crise, contre les scientifiques qui n'analysent pas les chiffres tous de la même façon, contre les médecins qui ne sont pas d'accord entre eux... Je n'en peux plus. Je fais ce que je conseille à mes patients : ne plus regarder la télé ni les sites Internet. Mais tous les jours, la réalité me rattrape. « Docteur, l'école me demande un certificat », « Docteur, mon employeur veut que je refasse un test »… Donc j'explique, je rabâche plusieurs fois par jour la même chose… Ils écoutent attentivement puis me rétorquent : « Oui mais alors, comment je fais puisque mon patron exige le test ? » Alors, honte à moi, je le prescris, parce que je n'en peux plus de me répéter et que je vois que cela ne sert à rien. Tous les jours, plus de vingt actes, appels téléphoniques ou mails concernent le Covid-19, en plus de l'activité normale. Mes secrétaires se font par ailleurs insulter. C'est intolérable. Le Covid-19 aura ma peau.
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