A l’hôpital, premier constat, le taux d’équipement en matière de logiciel de prescription atteint 80 %, selon une enquête réalisée par Vidal. Pourtant ce chiffre élevé reflète des situations contrastées. A la sortie d’un service hospitalier, 64 % des ordonnances sont rédigées grâce à un logiciel. Ce score chute à 31 % pour les consultations externes.
Problème de conformité des logiciels
Mais l’enquête révèle également un autre mode d’erreur possible. Les logiciels ne sont pas tous identiques entre les ordinateurs des services hospitaliers et ceux des consultations externes. La conformité est retrouvée dans 81 % des cas. Le retard en équipement au sein des consultations externes se traduit par le pourcentage élevé des ordonnances rédigées en mode manuscrit. Il s’élève en effet à 60 %, contre 34 % pour les prescriptions en sortie hospitalière.
Si l’on s’intéresse aux livrets thérapeutiques, ils témoignent d’une pénétration encore insuffisante de la prescription en DC. Ils sont encore majoritairement paramétrés en incluant le nom de marque des spécialités (45 %).
Seuls 15 % des PH sont dans le refus
Si des freins en matière d’équipement sont recensés, les opinons des praticiens hospitaliers en faveur de la prescription en DC augmentent rapidement. 37 % y sont favorables à la prescription en DC. 37 % s’adaptent à la prescription en DC petit à petit. Le front du refus est plus limité. Quinze pour cent adopteront la prescription en DC seulement en cas de contrainte forte. Trois pour cent y sont totalement opposés. Le taux était de 11 % dans la précédente enquête menée en 2015.
Ordonnnances
Cette appropriation de la DC par les médecins s’illustre par la manière dont sont rédigées au final les ordonnances. Trente à 31 % des ordonnances sont libellées avec la DC seule sans nom de marque. Le taux varie de 19 % (consultations externes) à 32 % (prescriptions intrahospitalières) pour les ordonnances en DC accompagnées du nom de marque. Enfin, les ordonnances rédigées avec le nom de marque seul sont retrouvées dans 37 % (prescriptions intra-hospitalières) à 50 % (consultations externes).
Paramétrage automatique des logiciels chez les libéraux
En ville domine le paramétrage des logiciels d’aide à la prescription vers la prescription mixte. Seuls 8 % des logiciels des médecins généralistes sont paramétrés en DC seule. En revanche, 58 % des logiciels éditent systématiquement l’ordonnance en DC et nom de marque. Au-delà du paramétrage automatique des logiciels, on note aussi dans le secteur libéral une adhésion forte à la prescription en DC. Trente-sept pour cent des médecins généralistes et 22 % des spécialistes libéraux sont favorables à la prescription en DC. Pour 32 % des médecins généralistes et 26 % des spécialistes, cela ne change rien, le logiciel le fait pour eux. Quinze pour cent des médecins généralistes et 22 % des spécialistes s’adaptent petit à petit à la prescription en DCI. Les libéraux qui la refusent se recrutent davantage chez les spécialistes que chez les généralistes. Huit pour cent des généralistes et 18 % des spécialistes opteront pour la prescription en DC seulement si la contrainte est forte. Dix-huit pour cent des omnipraticiens et 12 % des spécialistes y sont totalement opposés.
Enfin, un projet visant l’harmonisation des packagings où seraient mis en valeur la DC, le dosage et la voie d’administration sur la face principale est largement approuvé par les généralistes (81 %), les pharmaciens (82 %) et les hospitaliers (79 %). Seuls, les spécialistes libéraux (79 %) sont plus réticents.
En dépit de quelques poches de résistance, la dénomination commune s’est imposée rapidement dans les habitudes des prescripteurs.
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