Le chiffre est tombé le 22 février au soir. À quelques jours de la signature prévue de la convention médicale, l’Assurance maladie a enfin dévoilé le tarif de la consultation de niveau 1 avec contrat d’engagement territorial (CET) : 30 euros pour les généralistes. Un chiffre susceptible d’évoluer d’ici au 28 février, date butoir pour encrer un accord entre l’Assurance maladie et les syndicats. Sous peine de recourir à un règlement arbitral.
S’il est difficile de préjuger de ce que sera la version finale de la convention et de la signature ou non des syndicats, le calendrier interpelle. Ce chiffre du tarif de la consultation était attendu de longue date. Dès l’ouverture des négociations début novembre, les syndicats avaient unanimement mis sur la table la question des rémunérations comme préambule à la discussion. La Cnam est pourtant restée campée sur ses positions, braquant petit à petit de plus en plus de médecins. Car il aura fallu attendre début février pour avoir le montant de la revalorisation des tarifs de consultation de base sans signature d’un CET : 1,50 euro. Puis patienter encore plusieurs jours avant d’avoir les tarifs des niveaux 2 et 3 avec CET, respectivement 40 euros et 60 euros pour les généralistes.
Pendant ce temps, la loi de financement de la Sécurité sociale 2023 a été adoptée ; la proposition de loi Rist a fait un premier aller-retour entre les deux chambres du Parlement, avec une inscription du CET dans le texte législatif ; les ministres François Braun et Agnès Firmin Le Bodo ont multiplié les prises de parole pour tenter de convaincre les médecins, et les Français, des efforts faits par le gouvernement pour libérer du temps médical, améliorer les conditions de l’exercice…
Mais la négociation se faisant finalement à travers des réunions bilatérales et des ateliers de travail, il a été difficile de connaître l’avancée des différentes propositions, tant sur l’emploi d’assistants médicaux que sur l’évolution des forfaits, ou encore des aides à l’installation. Alors que se passera-t-il le 28 février ? Et quel sera l’impact pour la médecine générale pour les cinq prochaines années ?
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