Plusieurs articles de ce nouveau numéro du Quotidien du Médecin montrent bien la place très active de la dermatologie dans des domaines aussi variés que la cancérologie, l’allergologie, l’infectiologie ou encore la pédiatrie. Dans d’autres, sont présentées les nouvelles recommandations pour la prise en charge des maladies sexuellement transmissibles émises par le groupe MST/SIDA de la Société Française de Dermatologie, les nouveautés diagnostiques et thérapeutiques de l’alopécie androgénétique, les données actuelles sur la rosacée, les protocoles d’induction de tolérance chez les patients ayant fait une toxidermie aux chimiothérapies et biothérapies, la prise en charge de la maladie chéloïdienne.
Ce numéro est aussi l’occasion de faire le point sur les avancées thérapeutiques dans différentes pathologies dermatologiques, que ce soit le mélanome métastatique, le psoriasis, la dermatite atopique de l’adulte, les hémangiomes, mais aussi les dermatoses bulleuses auto-immunes, sans oublier le rôle des lasers en dermatologie interventionnelle.
La recherche clinique et fondamentale appliquée à la peau se développe de plus en plus, soutenue par la Société Française de Dermatologie qui y consacre 60 % de son budget, l’objectif du Fonds de Dotation de Dermatologie étant de valoriser cette recherche et d’en augmenter les moyens en collectant des fonds auprès du grand public et de partenaires industriels.
La formation des jeunes dermatologues est également un sujet d’actualité avec la mise en place à la rentrée 2017 de la réforme du 3e cycle et un projet de plateforme numérique pour les internes, mission du Collège des enseignants de dermatologie de France. La simulation, ensemble des moyens pédagogiques reproduisant des situations de soins permettant d’améliorer les compétences des médecins, sans risque pour le patient fait également partie des outils de formation.
Notre spécialité n’échappe pas à la vague du numérique comme en témoigne le 1er forum sur la dermatologie connectée organisée par la Fédération française de formation continue et d’évaluation de dermatologie et vénéréologie. Les patients sont également intéressés par ce mode d’information comme en témoignent les 3,5 millions de connexions en 2016 sur le site grand public de la SFD, dermato-info.fr. Une information simple et juste sur les maladies de peau est d’autant plus importante que, comme le montrent les premiers résultats du projet Objectif peau, mis en place par la SFD, 30 % de la population s’en disent porteurs.
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