DES CHERCHEURS du CNRS de Bordeaux et de l’Université Paris Descartes ouvrent la voie à une nouvelle approche thérapeutique potentielle du lupus érythémateux systémique (LES) en mettant en lumière un mécanisme faisant intervenir les plaquettes. Ils montrent que le CD154, une protéine transmembranaire exprimée par ces cellules sanguines, immunologiquement activées chez les patients lupiques, accroît la sécrétion d’interféron alpha par les cellules dendritiques plasmacytoïdes (pDC) spécialisées dans la présentation de l’antigène.
Ces travaux vont dans le sens d’autres résultats qui suggèrent que l’activité immunologique des plaquettes joue un rôle important dans le mécanisme physiopathologique du lupus au travers d’une formation accrue d’agrégats entre les thrombocytes et les cellules présentatrices de l’antigène (monocytes, pDC). Cette interaction met en jeu la voie des récepteurs CD154-CD40. Les plaquettes pourraient ainsi être la cible de nouvelles approches thérapeutiques dans le LES, mais peut-être aussi dans d’autres maladies auto immunes comme la polyarthrite rhumatoïde où l’on observe également une augmentation des concentrations en CD154 soluble.
P Duffau, P Blanco et coll. Platelet CD154 potentiates interféron alpha sécrétion by plasmocytoid dendritic cells in systemic lupus erythematosus. Science Translational Medicine (2010) Publié en ligne.
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