Dans son Bulletin de juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) consacre son éditorial à la lutte contre le choléra. Elle rappelle que la vaccination anticholérique ne doit pas faire oublier l'importance des mesures d'hygiène dans les populations touchées par le choléra. « Améliorer les services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et des mesures générales d’hygiène s’est révélé un moyen efficace de maîtriser et éliminer le choléra dans de nombreux pays », note l'OMS. Pourtant, seulement 79 % des 47 pays à revenu faible ou intermédiaire concernés par le choléra ont recours aux services de base en matière d'eau et 44 % aux services d'assainissement (contre respectivement 94 et 79 % dans les pays exempts de choléra).
Plusieurs interventions peuvent être mises en œuvre rapidement et à moindre coût : « Le traitement de l’eau au point d’utilisation et le stockage de l’eau dans de bonnes conditions, une action communautaire pour mettre fin à la défécation en plein air, la fourniture de savon et la promotion du lavage des mains. »
Pour le Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra, les investissements dans l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène sont prioritaires pour atteindre l'objectif de réduction de 90 % du nombre de décès dus au choléra d’ici à 2030.
« Les donateurs et les partenaires doivent adopter des plans nationaux multisectoriels de lutte contre le choléra, et non pas simplement investir dans des interventions distinctes », estime l'OMS.
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