Tuberculose et maladies neuromusculaires à l’honneur

Lyon, capitale de la pneumologie du 27 au 29 janvier

Publié le 17/01/2012
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Crédit photo : BSIP

CE 16E CONGRÈS réunira toutes les composantes de la pneumologie : l’Association de perfectionnement des pneumologues (APP), le Collège des pneumologues des hôpitaux généraux (CPHG) et la Société de pneumologie de langue française (SPLF) regroupés au sein de « Pneumologie Développement » qui en assure l’organisation.

Parmi les maladies infectieuses du poumon, la tuberculose sera un des thèmes phares de cette 16e édition du CPLF. L’infection a régressé partout dans le monde grâce à une meilleure organisation de sa prise en charge mais elle concerne encore aujourd’hui 2 milliards de personnes. Le taux de mortalité a diminué de 40 % entre 1990 et 2010 et dans toutes les régions, excepté en Afrique. Les outils diagnostiques ont beaucoup évolué avec notamment la mise au point de test permettant, sur le lieu même des soins, le diagnostic de l’infection et de sa résistance à la rifampicine. De nouveaux traitements sont attendus dans les mois à venir notamment pour la tuberculose multirésistante. Des vaccins font actuellement l’objet d’essais de phase I ou II. En France l’incidence globale de la tuberculose est de 8,1 cas/100 000. La décision de vaccination ciblée chez les enfants n’a pas eu d’impact sur le nombre de cas. La tuberculose multirésistante reste un problème crucial au niveau mondial (46 000 cas traités en 2010 selon l’OMS, soit 16 % du nombre estimé de cas). En France, la cinquantaine de cas recensés concerne presque exclusivement des cas importés, essentiellement des pays de l’Est et de certains pays d’Afrique. Enfin, la coinfection tuberculose-VIH est stable, voire en diminution. L’intérêt d’une mise en route précoce de la trithérapie après le début du traitement antituberculeux a été récemment démontré ; cette stratégie permet de diminuer significativement la mortalité des patients coïnfectés.

Un changement net d’attitude.

Autre grand thème de ce 16e congrès : « respirer avec une maladie neuromusculaire ». Dans ce domaine on a assisté depuis vingt ans non pas tant à une évolution technique - la ventilation artificielle reste le seul traitement disponible - mais à un changement net d’attitude des praticiens envers la prise en charge ventilatoire de ces patients. Alors que l’on a longtemps considéré qu’il n’était pas éthique de prolonger la vie de ces malades, depuis les années 2000 des publications sur les myopathies et la sclérose latérale amyotrophique ont montré l’impact bénéfique de la ventilation à la fois sur l’espérance de vie et sur la qualité de vie. Ainsi, entre 1996 et 2010, en France, la proportion de patients appareillés pour maladie neuromusculaire a progressé de 50 %. Environ 4 000 malades sont ventilés et l’on estime que la moitié des patients qui nécessiteraient une ventilation en ont effectivement une.

Au-delà de ces deux grands thèmes de nombreux autres sujets seront traités lors de ce 16e CPLF, en cancérologie, imagerie, pneumopédiatrie, chirurgie… à travers 60 sessions scientifiques, 40 ateliers, 8 cours de perfectionnement et plusieurs centaines de posters.

Conférence de presse avec la participation du Pr Bertrand Dautzenberg (SPLF) et des Drs Jean Pierre Grignet (APP) et François Blanchon (CPHG).

 Dr HÉLÈNE COLLIGNON

Source : Le Quotidien du Médecin: 9067