Plus simple que la photothérapie dynamique (PTD) classique et surtout quasiment indolore, la photothérapie en lumière du jour a reçu une AMM en 2015 pour le traitement des kératoses actiniques fines ou non-hyperkératosiques et non pigmentées du visage et du cuir chevelu. Cette technique peut être utilisée en France de mi-mars à fin octobre, y compris lorsque le ciel est voilé, à condition d’éviter les journées trop nuageuses. Un produit sensibilisant, généralement le metvixia, est appliqué 30 minutes, puis le patient s’expose dehors pendant deux heures en continu. « C’est un point fondamental, met en garde le Dr Christophe Bédane (Limoges). S’il rentre et sort de son domicile, par exemple, c’est un grand facteur d’échec. »
Lorsque la technique est bien appliquée, « les études montrent toutes une efficacité relativement équivalente à celle de la photothérapie en lumière bleue ou rouge, avec des taux de réponse de 80, voire 90 % », précise le Dr Bédane. L’avantage est appréciable, par rapport à la PTD en lumière artificielle qui peut être extrêmement douloureuse, mais les rechutes pourraient être un peu plus fréquentes.
Article précédent
Vitiligo : la dépigmentation n’est pas une fatalité
Vitiligo : la dépigmentation n’est pas une fatalité
La photothérapie au grand jour
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention