Quel a été l’effet de l’explosion des possibilités thérapeutiques ?
Roberte Aubert : Cela a constitué une véritable révolution pour les malades et changé la vie de ceux qui en bénéficient. La prise en charge s’en est trouvée bouleversée : du goudron malodorant aux crèmes grasses et salissantes (et aux effets incertains), stigmatisantes, on est passé à des traitements systémiques aux prises très espacées. En plus d’améliorer l’image du malade et de sa maladie, elles en ont fait une maladie chronique "comme les autres".
Quels sont les problèmes auxquels on se heurte encore ?
R. A. : De nombreux freins limitent l’accès à l’innovation thérapeutique, en particulier un déficit d’information persistant. Même chez les patients, le préjugé selon lequel le psoriasis ne se soigne pas reste bien ancré. Cette résignation les empêche de consulter le spécialiste. De plus, il demeure une inégalité d’accès à ces traitements en fonction des lieux géographiques ainsi qu’une mauvaise compréhension du parcours de soins, alors même que le suivi de ces traitements complexes dont l’efficacité est rarement « à vie » exige d’être de qualité.
Quelles sont les attentes des patients ?
R. A. : Avant tout, mieux se repérer dans le parcours de soins et maîtriser ses « articulations ». Qu’il soit atteint d’un psoriasis léger ou sévère, chaque patient devrait avoir la possibilité, dans le cadre d’une décision médicale partagée, d’accéder à la solution thérapeutique qui lui corresponde.
*présidente de l’Association France Psoriasis
*présidente de l’Association France Psoriasis
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