Les vagues se suivent et (espérons-le) ne se ressemblent pas. Depuis quelques semaines maintenant, les chiffres de l’incidence du Covid-19 remontent en France. Au 22 juin, Santé publique France faisait état de près de 78 000 nouveaux cas confirmés, avec une augmentation de plus de 50 % en 7 jours. Le nombre de tests RT-PCR, antigéniques et salivaires est lui aussi reparti à la hausse (+25 % entre le 13 et le 19 juin), a indiqué la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) le 23 juin. Du côté hospitalier, quasiment tous les indicateurs s’affichent ainsi en hausse, du nombre de passages aux urgences (+28,3 % sur 7 jours au 21 juin) aux admissions en soins critiques (+18,6 % sur 7 jours au 18 juin) en passant par les hospitalisations (+20,9 % sur 7 jours au 18 juin).
Et le ministère de la Santé a battu le rappel la semaine dernière sur la vaccination, au cours de son traditionnel point presse hebdomadaire… qui n’avait pas eu lieu depuis plusieurs semaines. Ségur a insisté sur l’importance du 2e rappel vaccinal chez les personnes éligibles (plus de 60 ans et personnes immunodéprimées), tout en précisant que seules 19 % des personnes de 60 à 79 ans l’ont effectué.
La montée en puissance des variants BA.4 et BA.5 ne peut pourtant pas être qualifiée de « surprise » au regard de la situation au Portugal et en Afrique du Sud ces dernières semaines. Une analyse de risque de Santé publique France publiée mi-juin semble toutefois rassurante sur ces sous-lignages d’Omicron, avec une « amplitude » de la vague moindre que les précédentes au Portugal, ou encore, selon de premières données françaises, un taux d’hospitalisation qui ne serait pas significativement plus élevé par rapport à BA.1.
Pourtant, même si cette vague pourrait s’avérer de moindre ampleur que les précédentes, quel sera son impact sur le système de soins ? Car comme l’a rappelé Emmanuel Macron dans son allocution du 22 juin, des mesures devront être prises dès cet été « pour notre santé, qu’il s’agisse de notre hôpital ou de l’épidémie ». Sans oublier la médecine de ville ?
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes