Serez-vous en grève les 1er et 2 décembre ? Initié sur les réseaux sociaux par Médecins pour demain, le mouvement a été rejoint par les syndicats depuis, avec cependant des revendications qui diffèrent pour les uns et les autres. Ces deux journées seront-elles l’apogée des mouvements qui se sont multipliés ces dernières semaines, des grèves des internes aux vendredis de la colère ?
Et surtout, ces mouvements de grève seront-ils compris par les patients ? Rien n’est moins sûr, au vu de certaines prises de position. Parmi les dernières en date, la charge de France Assos Santé qui, par voie de communiqué, a dénoncé la position des syndicats dans les négociations de la future convention, les accusant de s’être « opposés à plusieurs mesures favorisant l’accès aux soins ». Une prise de parole qui s’ajoute à celles de parlementaires, portant des propositions sur la régulation à l’installation, et à celles d’élus, pointant le manque de médecins, notamment généralistes, sur leurs territoires. Et si, sur le constat, tout le monde s’accorde sur le manque de médecins généralistes, faut-il faire porter aux omnipraticiens la responsabilité des problèmes de démographie médicale ?
La communication s’avère ainsi cruciale pour les médecins, afin de ne pas devenir des boucs émissaires d’une situation qu’ils subissent également. Le 17 novembre, lors d’une conférence de presse sur la grève des internes, le Dr Élise Fraih, présidente de ReAGJIR, s’inquiétait de cette tendance opposant patients et médecins. Le Dr Agnès Giannotti, présidente de MG France, pointait la nécessité de parler de 10e année pour sensibiliser le grand public à l’ajout d’une 4e année de DES. En réponse à la salve de France Assos Santé, le Dr Franck Devulder, président de la CSMF, a affiché une main tendue à l’association « pour trouver ensemble les mesures permettant d’améliorer l’accès aux soins ». Les réunions du Conseil national de la refondation (CNR) santé, qui rassemblent professionnels de santé, élus, patients, etc., apaiseront-elles le débat ? Ou la sensibilisation des patients passera-t-elle plutôt par le dialogue dans les cabinets ?
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