Après le coup de tonnerre du 24 février qui a marqué le début de la guerre en Ukraine, chaque jour apporte son lot de nouvelles plus alarmantes sur la situation dans le pays et autour. À l’heure où nous bouclons, un hôpital pédiatrique à Marioupol a été bombardé, faisant plusieurs victimes.
Et au-delà de ces actes, la situation sanitaire inquiète à plusieurs niveaux. Dans son 1er rapport sur l’urgence en Ukraine, publié le 5 mars, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) distingue plusieurs priorités de santé publique. En premier lieu, les « traumatismes et blessures liés au conflit (...) exacerbés par le manque d’accès aux établissements de santé » et « d’accès aux médicaments et aux équipements ». Au cours d’une conférence, le 9 mars, le Dr Michael Ryan, directeur exécutif du programme Urgences sanitaires de l’OMS, a pointé les difficultés pour les infrastructures de soins, avec l’abandon d’hôpitaux.
Un deuxième motif d’inquiétude concerne les risques pour les « maladies courantes ». L’OMS citant les maladies non transmissibles comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers…, ainsi que les maladies aiguës, notamment chez l’enfant. L’organisation s’inquiète également de la propagation de maladies infectieuses comme le Covid-19 mais aussi la rougeole, la poliomyélite, la tuberculose… du fait de « la destruction généralisée des infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement, d’une couverture vaccinale insuffisante, d’un manque d’accès aux médicaments et aux soins médicaux »… Enfin, la santé mentale et le soutien psychosocial font aussi l’objet d’une attention particulière de l’OMS. Et, le 9 mars, l’institution a également ajouté les risques nucléaires à cette liste.
En France, les médecins, par la voix des syndicats, ont affirmé dès le 4 mars « leur solidarité aux soignants ukrainiens ». Ils se sont également déclarés « prêts à apporter leurs soins gratuitement aux réfugiés ukrainiens et à leurs familles » et à se mobiliser « pour collecter et apporter médicaments et matériel médical en soutien aux populations » sur place.
Aurélie Dureuil, directrice de la rédaction
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