La nouvelle ministre de la Santé Brigitte Bourguignon va rencontrer les soignants ces deux prochaines semaines, avant de prendre des mesures « pour faire face à l'été » et répondre à la pénurie de personnels, a-t-elle indiqué mercredi 25 mai.
« Nous avons pris pleine conscience de cette crise dès maintenant. Le président de la République fait de la Santé le chantier prioritaire », a rappelé Brigitte Bourguignon sur RTL. « La France souffre surtout d'une pénurie globale de personnels, pas seulement de médecins, mais aussi d'autres soignants ».
Concertation avec les soignants
« Ma méthode va être celle de la concertation car les situations ne sont pas toutes les mêmes partout en France. Je ne vais pas vous donner les solutions qu'on va trouver car je vais les construire avec les gens qui sont sur le terrain », a dit la ministre.
« Je vais les rencontrer, j'ai 15 jours devant moi pour le faire, j'ai déjà toutes ces rencontres prévues dans mon agenda », a-t-elle dit, ajoutant vouloir les « écouter ».
Face à la pénurie de personnel, la ministre a promis de « prendre des mesures pour faire face à l'été ». « Des mesures que l'on va construire avec les professionnels et les services concernés, elles seront différentes et variées ».
« Si vous attendiez de moi que je règle en 48 heures le problème des urgences, ça serait fait depuis longtemps par mes collègues », a-t-elle dit.
« Aujourd'hui, ce que les Français ne peuvent plus comprendre, c'est qu'ils ne peuvent pas avoir accès » à des soins, a souligné Mme Bourguignon. « Il n'y a pas que les seules urgences et les hôpitaux, il y a aussi l'offre de santé sur les territoires ».
Le retrait de l'obligation vaccinale des soignants : pas une priorité pour la ministre
Le gouvernement a « investi cette année 19 milliards, à la fois dans la revalorisation salariale et dans les hôpitaux (...). Ce qu'ils nous demandent (les soignants) c'est plutôt de valoriser l'engagement qu'ils ont parfois, que ce soit le travail de nuit, les week-ends, et ça c'est différent », a-t-elle ajouté.
Interrogée sur l'obligation vaccinale contre le Covid-19 pour les soignants, la ministre a indiqué qu'« elle demeurera le temps nécessaire », rappelant que l'épidémie « n'est pas derrière nous », même si « le pire est derrière nous ».
Elle a par ailleurs mis en garde contre un retour ou « une petite flambée » de l'épidémie de Covid-19 à l'automne et encouragé les plus de 60 ans à effectuer la 2e dose de rappel du vaccin. « Nous demandons aux personnes les plus fragiles de continuer à avoir les gestes barrières, se protéger, se vacciner ».
Une vaccination des enfants de moins de cinq ans dépendra des autorités sanitaires, a-t-elle ajouté.
Lundi, les groupes Pfizer et BioNTech avaient annoncé que leur vaccin, développé conjointement, était sûr et efficace pour les enfants de six mois à cinq ans.
« Ce seront les autorités sanitaires qui nous diront, ou pas » s'il est souhaitable de vacciner les tout jeunes enfants, a relevé la ministre. « Nous nous sommes toujours appuyés sur les avis scientifiques, et pour l'instant, ce n'est pas le cas ».
Avec AFP.
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