Une décennie de recul sur la T2A

Pas d’effet pervers en chirurgie

Publié le 09/01/2014
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LA TARIFICATION à l’activité (T2A), progressivement montée en charge de 2004 à 2008 à l’hôpital public, a-t-elle entraîné une hausse des réadmissions ? La DREES* conclut que non, en tout cas pas en chirurgie, secteur sur lequel elle a centré son étude.

Une hausse de l’activité chirurgicale est pourtant constatée dans les hôpitaux publics (9,3 % entre 2005 et 2008). Cette progression est d’autant plus marquée dans les hôpitaux proches de cliniques privées, et donc soumis à forte concurrence.

La T2A a sûrement servi d’aiguillon pour le codage des actes. Mais de là à inciter les établissements à découper ou raccourcir les séjours, afin d’augmenter artificiellement leur activité, il y a un pas, que la DREES ne franchit pas. Données du PMSI à l’appui, l’institut d’études conclut que la hausse du nombre de séjours après l’introduction de la T2A « ne provient pas d’une hausse des réadmissions ».

* Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (ministère de la Santé)


Source : Le Quotidien du Médecin: 9291