C’est la réunion de mardi 10 janvier entre les différentes parties prenantes - généralistes, préfète et président de l’Ordre départemental - qui aura sans doute permis de débloquer une situation qui ne cessait de se tendre au fil des jours.
Rappel des faits. Le 30 décembre dernier, face à un surcroît d’agressions et d’incivilités, les généralistes de la maison médicale de garde de Chartres décident de faire valoir leur droit de retrait et de ne plus y assurer la permanence des soins. Un état de fait auquel la préfète du département a répondu par des ordres de réquisitions. Ce qui a fait bondir, entre autres, le président du Conseil de l’Ordre d’Eure-et-Loir, le Dr Julien Cottet. Mais depuis mardi, les choses semblent s’être apaisées.
Ainsi, l’association départementale pour l’organisation de la permanence des soins en Eure-et-Loir (Adops 28), emmenée par sa vice-présidente, le Dr Véronique Fauchier, aurait, enfin, obtenu gain de cause. La nouvelle organisation suggérée devrait permettre d’éviter un afflux trop important de patients à cette MMG qui est hébergée dans les murs de l’hôpital. En clair, les patients ne pourront s’y présenter sans avoir été régulés par le 15 ou un médecin des urgences. Et si, malgré tout, certains venaient directement, ils seraient filtrés par un agent d’accueil et d’orientation.
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