Le couperet est tombé jeudi 1er octobre : les décisions prises il y a quinze jours par le conseil d’administration de la Carmf n’ont pas été validées par le ministère de la santé. En pratique, le nouveau bureau de la CARMF est donc suspendu, c’est à dire non seulement son président, mais aussi tous les autres membres du bureau. L’affaire fait suite à la réélection controversée mais quasi unanime de Gérard Maudrux le 12 septembre dernier, en dépit d’un décret qui était censé empêcher son maintien, mais que le CA de l’institution a interprété différemment au nez et à la barbe de l’avenue de Ségur.
La réponse du ministère de la Santé n’a pas tardé; et la caisse de retraite des médecins libéraux se trouve donc sans gouvernement. Non seulement, l’élection de l’urologue se voit invalidée, mais aussi celle de son poulain, le généraliste mosellan Thierry Lardenois, élu vice-président le mois dernier, avec vocation à prendre la succession un jour. Furieux, Gérard Maudrux dénonce une manipulation : "Madame la ministre, quelle est votre idée de la démocratie ? Pour les 70 ans de la sécurité sociale, avez-vous décidé de mettre fin à l’un de ses principes fondateurs ?" interroge-t-il, dénonçant la situation d’un pays "où les politiques ont abandonné le vrai pouvoir aux fonctionnaires."
Cette invalidation du "gouvernement" de la CARMF intervient alors que la caisse de retraite réunit samedi 3 octobre son Assemblée Générale à Paris. Cette réunion, qui se tient une fois par an, d’ordinaire, sous la présidence du président de la CARMF, doit notamment voter les comptes et le bilan de la CARMF
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