OBLIGATOIRES dans le secteur hospitalier privé depuis 2005, les commissions de relations avec les usagers (CRU) remplissent-elles correctement leur mission ? La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a mené l’enquête cet été auprès de ses adhérents.
Une réunion trismestrielle de la CRU est organisée dans les trois quarts des cliniques sondées, conformément à la loi. Les usagers, correctement représentés au sein des CRU, méconnaissent encore souvent les spécificités de l’hospitalisation privée. Forte de ce constat, la FHP entend faire de la formation des usagers un de ses axes de travail prioritaire.
Des griefs contre les médecins.
Les chefs d’établissement sondés indiquent que la prise en charge est le motif de mécontentement le plus fréquemment rapporté par les usagers. Dans certains cas, c’est l’information et l’accueil qui laissent à désirer. Les critiques des usagers visent aussi les prestations hôtelières, et dans une moindre mesure, les dossiers médicaux et les problèmes de facturation. Dernier enseignement de l’enquête : les patients, dans leur courrier de réclamation, se plaignent surtout des médecins (voir graphique). Les reproches adressés aux infirmières et au reste du personnel sont nettement moins fréquents.
« Mon établissement prend en charge 30 000 patients par an, et je reçois 50 lettres de plaintes par an », relativise Ségolène Benhamou, PDG d’une clinique à Sarcelles. Les plaintes, si elles n’encombrent pas les bureaux de direction, n’en inquiètent pas moins la FHP. L’hôpital public, depuis un an ou deux, taille des croupières au secteur privé, notamment en chirurgie. C’est dans ce contexte que se tient aujourd’hui à Paris le premier congrès des représentants des usagers (à la maison de la cité et des arts). Une table-ronde sera notamment consacrée à la problématique des dépassements d’honoraires, en présence de Christian Saout, président du CISS, du Dr Michel Chassang, président de la CSMF, du Dr Jean-Martin Cohen Solal, DG de la Mutualité française, et Jean-Marc Aubert, représentant la CNAMTS. Le Dr Jean-Luc Dubois, directeur de la clinique Mathilde à Rouen, viendra exposer le cas de son établissement, qui s’emploie à limiter autant que possible les dépassements.
Quatre généralistes font vivre à tour de rôle un cabinet éphémère d’un village du Jura dépourvu de médecin
En direct du CMGF 2025
Un généraliste, c’est quoi ? Au CMGF, le nouveau référentiel métier redéfinit les contours de la profession
« Ce que fait le député Garot, c’est du sabotage ! » : la nouvelle présidente de Médecins pour demain à l’offensive
Jusqu’à quatre fois plus d’antibiotiques prescrits quand le patient est demandeur