Beaucoup de médecins défendent avec ardeur les cultures régionales, et certains se sont attachés à recenser la langue médicale de leur région, à des fins historiques ou pratiques. Écrivain et dramaturge breton, le Dr Goulc’han Kervella a d’abord étudié la médecine, et sa thèse sur la médecine dans la littérature de langue bretonne aux XIXe et XXe siècles, complétée par une biographie en breton de Laennec, est considérée comme un classique.
En Alsace, le Dr Befort a publié en 2004 un « dialectionnaire médical » destiné à mettre « l’alsacien médical à la portée de tous ». « Au départ, explique-t-il, le CHU nous avait demandé de faire ce travail, parce qu’il y avait de plus en plus de patients âgés et de moins en moins de soignants maîtrisant l’alsacien. » Rédigé avec l’aide de linguistes, il traduit en alsacien l’ensemble du vocabulaire « médical » et des expressions courantes liées à la santé. « On en a vendu 3 000 exemplaires, ce qui montre qu’il correspondait à un besoin, sans compter les versions abrégées qui ont été diffusées ensuite par l’Office pour la langue et la culture d’Alsace », constate-t-il. Des lexiques du même type ont été rédigés ensuite à l’usage des pharmaciens.
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