Non contents d’être harcelés par l’administration, les caisses et les experts, les médecins français vont-ils se voir reprocher en masse leurs prescriptions par les tribunaux ?
Le droit de prescrire, y compris hors AMM, est pourtant consubstantiel à l’exercice de la médecine et ils sont nombreux ceux qui nous écrivent pour nous faire part, non seulement de leur indignation mais encore de leur extrême lassitude. Ils ne s’y trompent pas : ainsi, dans le cas du Mediator, ce n’est pas l’industriel qui se retourne contre eux, c’est l’administration et/ou la justice. Pondérons cependant les choses, car si les dossiers de 200 médecins sont examinés par l’assureur, seul un est définitivement mis en cause, et seuls 46 patients à ce jour, sur des milliers de dossiers, se voient reconnue l’imputabilité de leurs valvulopathies.
Les ministres successifs et leur administration aimeraient sans doute se voir ainsi dégagés de toute responsabilité, mais s’il faut aller au fond des choses, on finira bien par faire ce constat : les médecins n’ont fait que prescrire un médicament autorisé et dont le remboursement a été confirmé. Y a-t-il là matière à le leur reprocher…
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