Un jour par mois, des médecins se rendent à Roissy pour se former à la gestion des risques. Une idée de l’assureur Branchet, qui leur propose de s’entraîner sur un simulateur de vol. Décollage, virage, turbulences, atterrissage, panne moteur... Les conditions de pilotage sont hyperréalistes.
Cet obstétricien de l’Hérault a suivi la formation. Avoir pris place dans le cockpit, en binôme avec un autre médecin, lui a confirmé l’importance du travail en équipe. « Le simulateur permet de voir que le pilote ne pilote pas l’avion tout seul. Il ne suffit pas de tenir un manche à balai et de regarder les écrans. Le contrôleur aérien et le copilote jouent un rôle important. De même, le chirurgien ne peut se passer de l’anesthésiste, qui ne peut se passer de l’infirmière ».
En dessous de 10 000 pieds, tout est codifié. Alors que la check-list opératoire est d’application variable au bloc (28 % des chirurgiens n’y participent jamais), les pilotes de ligne, eux, ne peuvent échapper aux procédures. Pas plus qu’à la formation sur simulateur, obligatoire tous les six mois. Un impératif qui n’existe pas (encore) en médecine, et qui laisse dubitatif l’obstétricien : « J’ai bien appris mon métier il y a 30 ans, je maîtrise parfaitement les risques. La simulation médicale, je ne pense pas en avoir besoin. Il y a des années, j’ai appris une nouvelle technique de césarienne en congrès, en voyant une vidéo, et je l’ai reproduite avec l’aide d’un confrère expérimenté. La médecine reste du compagnonnage ».
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