L’existence de vaccins différents contre la grippe A(H1N1) suscite une vive polémique en Allemagne. Selon des révélations de la presse, les hauts fonctionnaires, militaires et responsables de santé, devraient bénéficier du vaccin sans adjuvant Celvapan, fabriqué par le groupe Baxter, tandis que le public serait vacciné avec le Pandemrix de GSK, qui contient des adjuvants. La presse dénonce une médecine à deux vitesses : « Comment le citoyen ordinaire peut-il comprendre qu’on ait commandé un vaccin contre la pandémie avec des effets secondaires moindres pour les ministres que pour les masses », s’interroge le « Frankfurter Allgemeine Zeitung ».
« C’est un peu le même effet qui se produit en France, lorsqu’on parle du vaccin sans adjuvant, réservé aux femmes enceintes, estime Patrice Bourdelais, le public devant se contenter de la forme adjuvantée.
Or, chez nous, poursuit l’anthropologue, la tradition d’égalitarisme est forte. Le ricochet de l’affaire allemande pourrait être redoutable. Il suffirait que la rumeur circule au sujet d’une vaccination des élites en France pour créer une situation nouvelle, qui irait à l’encontre de tout un discours républicain et pasteurien fondé sur le progrès scientifique lié au progrès social. Cela risquerait d’occasionner plus de dégâts sociaux et politiques que l’effondrement de n’importe quel grand secteur économique car, en ce cas, c’est la vie des gens qui est en jeu. »
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