UNE SÉRIE d’événements à Paris et en province émailleront cette 3e édition de la semaine de la sécurité des patients. L’objectif est de sensibiliser le grand public à la politique de gestion des risques déployée depuis des années (EPP, DPC, certification, accréditation...). Et de démystifier le fonctionnement d’un bloc opératoire ou d’un médicament, afin de lever les malentendus potentiellement sources d’erreur médicale.
L’amélioration de la communication est un des chantiers prioritaires. La HAS par exemple publie un guide, « oser parler à son médecin », qui incite le patient à débrider sa parole (voir ci-dessous).
Le dialogue entre professionnels est aussi source d’erreurs. Aussi l’hôpital de Quimper s’apprête-t-il à tester un outil facilitant la communication entre médecins et infirmiers - généralisation attendue courant 2014. Un autre outil, le « teach back », sera déployé en 2015. Il permet au patient de reformuler son traitement, pour s’assurer qu’il a tout compris.
La médecine ambulatoire est en retard en matière de gestion des risques : son implication est une autre priorité. Une étude menée auprès de médecins généralistes (étude « ESPRIT ») permettra d’identifier les événements indésirables les plus fréquents en cabinet de ville. Les résultats seront présentés dans quelques semaines. Suivra l’étape de la prévention.
Quel est l’impact réel d’une telle politique nationale sur la mortalité et la morbidité ? Il est trop tôt pour le mesurer. Les indicateurs de qualité ciblent avant tout les moyens déployés ; le score 2013 des établissements de santé sera dévoilé ces jours-ci. Mais leur lecture par le grand public n’est pas aisée, à l’image des rapports de certification de la HAS, singulièrement nébuleux. C’est pourquoi la Haute autorité lancera jeudi un nouveau site (« Scope Santé ») qui promet d’éclairer les Français sur la qualité des prises en charge hospitalières. De façon compréhensible. Et « sans biais d’interprétation », précise la HAS.
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