La nouvelle est tombée le week-end dernier, en marge de défilés contre le pass sanitaire. S'exprimant lors d'un meeting des Patriotes, le microparti de Florian Philippot, l'avocat Fabrice Di Vizio, figure du mouvement anti-pass sanitaire et antivax et star des milieux complotistes, a annoncé qu’il souhaitait se porter candidat sans étiquette aux législatives de 2022, dans une circonscription qui reste à déterminer.
Quelques jours plus tôt, l'avocat ultraprocédurier – à l’origine de la majorité des 16 500 plaintes déposées devant la Cour de la justice de la République (CJR) ayant conduit notamment à la mise en examen d’Agnès Buzyn pour « mise en danger de la vie d’autrui » – annonçait qu’il allait mettre fin à ses activités publiques et médiatiques. Et d’ajouter qu’il céderait les parts détenues dans son cabinet et procéderait à la dissolution de son association d’information et de défense de la santé publique et environnementale (ADSPE), qui recueille des recours contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale.
Fonds de commerce
L'annonce a agité les réseaux sociaux. L’avocat anticipe-t-il sa possible radiation du barreau ? Et quid de la défense des centaines de plaignants – dont de nombreux soignants – ayant alimenté depuis des mois le lucratif business de cet « industriel de la plainte groupée », selon la formule du « Journal du Dimanche » qui lui a consacré une enquête le 12 septembre ? Un fonds de commerce lui procurant jusqu'à 25 000 euros par mois, tout en consacrant ses après-midi à l’équitation, précisait alors l'hebdomadaire…
Hasard du calendrier, l’avocat serait visé par une procédure de la commission de déontologie du conseil de l'Ordre du barreau de Paris, a révélé « Franceinfo ». Plus précisément par « un examen approfondi de la commission de déontologie du conseil de l'Ordre ». Ce dernier s'intéresse « à la fois à son comportement à la télévision, sur les réseaux sociaux ou en manifestation, mais aussi à ses clients. Des plaintes de clients mécontents ont été reçues par le conseil ». Ce qui pourrait déboucher sur des sanctions.
Après avoir annoncé la dissolution de son association, Fabrice Di Vizio a assuré que celle-ci verserait « l’intégralité des fonds perçus par les plaintes en ligne à la caisse de solidarité syndicat liberté santé », afin d’« aider les soignants suspendus ». Affaire à suivre.
Quatre généralistes font vivre à tour de rôle un cabinet éphémère d’un village du Jura dépourvu de médecin
En direct du CMGF 2025
Un généraliste, c’est quoi ? Au CMGF, le nouveau référentiel métier redéfinit les contours de la profession
« Ce que fait le député Garot, c’est du sabotage ! » : la nouvelle présidente de Médecins pour demain à l’offensive
Jusqu’à quatre fois plus d’antibiotiques prescrits quand le patient est demandeur