Le tribunal correctionnel de Nantes vient de condamner un médecin anesthésiste de 47 ans après la découverte sur son ordinateur de 1 200 photos mettant en scène des viols ou d’agressions sexuelles d’enfants. Selon la presse locale, c'est sa compagne qui avait découvert les fichiers en 2020 et s'en était ouverte à un proche qui avait alors fait le signalement au procureur de la République.
Devant les juges, le quadragénaire qui exerçait dans une clinique de Nantes avait reconnu un certain « dégoût » au début, lorsqu’il était tombé sur les premières images d’enfants. Mais ce dégoût « a disparu » avec l’habitude. Pour expliquer ce qui l'a poussé à consulter les photos prohibées, le médecin a reconnu avoir traversé « une période de grande solitude », sa famille étant à Limoges et son travail à Nantes.
10 000 euros d'amende
Pendant le procès, l’expert psychiatre a considéré que le « risque de réitération est limité » par le fait que le prévenu a « pris conscience des actes de transgression commis », même si sa responsabilité pénale entière est reconnue.
Le procureur de la république a réclamé un an de sursis probatoire pendant deux ans, une amende de 10 000 euros et la confiscation des scellés. Ces réquisitions ont été suivies par le magistrat. Le médecin doit aussi poursuivre son obligation de soins et une peine d’inéligibilité a également été prononcée. Par ailleurs, l'anesthésiste sera inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).
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